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Le coin G

UNE GUÉGUERRE
qui ne nous fait pas rire

UN JUMELAGE, C'EST QUOI ?

Nous ne sommes pas une association "politisée", au sens généralement admis du terme. Mais il est évident que les valeurs que nous défendons sont aussi d'ordre politique, dans la mesure où elles témoignent d'une certaine conception de la vie en société, fondée sur l'amitié entre les peuples, la paix et la solidarité.

C'est au nom de cette approche humaniste du monde que d'innombrables jumelages sont nés entre des villes françaises et allemandes dans les années qui ont suivi la deuxième guerre mondiale. Parmi ces jumelages, le nôtre fait bonne figure : En quarante-cinq années d'existence il a permis à des milliers de Quimpérois et de Remscheidois de se rencontrer et de devenir amis, et tout montre que ce mouvement n'est pas près de s'arrêter.

Jusque dans les années quatre-vingt-dix, on nous a pris pour ce que nous sommes : des humanistes. Mais petit à petit nous avons vu s'installer dans l'esprit de nos interlocuteurs institutionnels l'idée que que nous pourrions devenir une vitrine économique et touristique de la région. Nous avons toujours rejeté avec fermeté ces tentatives de détournement, mais régulièrement les sollicitations reviennent et on nous somme à mots à peine couverts de devenir un acteur rentable de la sphère économique.

C'est dans ce contexte que se situe l'épisode rocambolesque de la petite guerre germano-quimpéroise, opposant quatre-vingts millions d'Allemands à soixante mille Quimpérois.



LA GUÉGUERRE



Prologue.  En février 2014, l'ambassadrice d'Allemagne est en visite officielle à Quimper. Sous prétexte qu'il s'agit d'une visite à caractère économique, nous ne sommes pas invités à la rencontrer, même pas pour la saluer. Pierre-Yves Le Borgn', député des Français de l'étranger, qui accompagne l'ambassadrice dans son déplacement, participe à notre "Stammtisch" et nous fait part de son étonnement.

Acte 1.  Février 2016 : Un nouveau consul honoraire d'Allemagne est nommé dans le Finistère. C'est un Quimpérois. ( Ci-dessous : Article d'Ouest-France )

Acte 2.  Mars 2016 : Pour l'installation de ce consul honoraire, l'ambassadeur d'Allemagne se rend à Brest, puis à Quimper, où il visite les usines Bolloré. Comme deux ans auparavant pour la visite de son prédécesseur ( sa prédécesseure ? ), nous sommes tenus à l'écart. Mais cette fois l'affaire prend une autre tournure, car le maire de Quimper, invité à Brest, ne l'a pas été dans sa propre ville ... Qui sont les organisateurs de ce déplacement de l'ambassadeur ? Le ministère des affaires étrangères ? Un autre ministère ? Qui a programmé la partie "privée" du voyage ? Nous ne le saurons sans doute jamais avec certitude. Nous entrons là dans un domaine de la politique que nous ne connaissons que trop bien, celui des coups bas, de la langue de bois, des bouderies et des vengeances. ( Ci-dessous : Article d'Ouest-France )


Pris malgré nous dans ce pataquès, nous n'avons que notre bonne foi pour nous défendre : Contrairement à ce qui a été sous-entendu, nous ne sommes évidemment pour rien dans cet incident, d'autant que nous sommes la victime principale : Par deux fois en deux ans, nous avons été tenus à l'écart de la visite à Quimper d'ambassadeurs de la RFA, sous prétexte que ces visites étaient de nature économique. Par deux fois les organisateurs de ces déplacements officiels nous ont traités comme partie négligeable.



( Ouest-France, 27 février 2016 ) ( Ouest-France, 5 mars 2016 )